Archives mensuelles : juillet 2017

Auberges et relais de poste : espaces de vie, fenêtres sur le monde / Philippe Lacourt et Paul-Bernard Munch. – Société d’histoire du Sundgau, 2016

Les auberges ont toujours été plus que des débits de boissons, elles ont toujours eu un rôle social, voire structurant dans la vie des bourgs et des villages. Avec les relais de poste, elles ont toujours fait partie du paysage sundgauvien en dépit de leur réputation plutôt sulfureuse. Cet ouvrage constitue la première synthèse de ce que l’on sait de ces établissements. Philippe Lacourt et Paul-Bernard Munch répondent à de nombreuses questions concernant les consommations, les voyageurs, les noms des auberges ainsi que leur fréquentation. Sept établissements remarquables font l’objet d’une présentation détaillée.

 
A la fin de l’ouvrage, un tableau recense les auberges du Sundgau au début du XXe siècle.

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Otto Dix : le retable d’Issenheim / sous la direction de Frédérique Goerig-Hergott – Musée Unterlinden, Hazan, 2016

Ce catalogue d’une importante exposition du nouveau musée des Unterlinden de Colmar met en évidence les liens entre le retable d’Issenheim peint par Matthias Grünewald au début du XVIe siècle et l’œuvre du peintre allemand Otto Dix. Les peintres allemands de la modernité (Nolde, Beckmann, Grosz…) ont tous fait de Grünewald un précurseur de l’expressionnisme. Cependant c’est certainement Otto Dix qui fut le plus influencé par le retable d’Issenheim au point de ne plus pouvoir peindre sans s’y référer. Cette emprise, cette hantise, cette obsession n’avaient jamais été à ce jour montrées.

Durant sa captivité à Colmar en 1945 en tant que prisonnier de guerre, Otto Dix réalisa une cinquante de dessins ainsi qu’une vingtaine de peintures, autant de témoignages iconographiques de sa vie à Colmar. Ce catalogue est également l’occasion de découvrir cet épisode peu connu de la vie du peintre et de l’histoire locale.

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Voir également l’article de Wikipedia consacré à Otto Dix

L’Alsace illustrée à travers la carte postale / Patrick Hamm et Martine Nusswitz-Kaercher. – Ed. du Signe, 2016

En Alsace, l’âge d’or de la carte postale illustrée correspond à une période allant de 1870 au début du 20ième siècle. Les cartes postales illustrées surprennent, amusent, émerveillent, documentent. Nombreux sont les artistes qui ont été inspirés par l’Alsace. Souvent ces illustrateurs ont été formés par l’Ecole des arts décoratifs de Strasbourg qui venait d’être créée. Ils sont parfois connus comme Hansi, Zislin ou Schnug, mais beaucoup, oubliés ou ignorés sont à découvrir.
Ce livre est le fruit de 40 années de collection et de recherches. Il intéressera les collectionneurs de cartes postales, mais également les amateurs d’illustrateurs et artistes ayant représentés l’Alsace.

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Le Lundi de Pentecôte / Georges-Daniel Arnold. – Arfuyen, 2016

Le Pfingstmontag (le Lundi de Pentecôte) dresse un  tableau idyllique de l’Alsace prérévolutionnaire de sa convivialité et de son art de vivre.  C’est aussi une savoureuse galerie de portraits dans la meilleure tradition du comique. Cette pièce de théâtre parue en 1816 est inaugurale de la littérature dialectale en Alsace, mais également de cette forme spécifique qu’est le théâtre alsacien, illustré par Stoskopf ou Germain Muller.

Cette œuvre, écrite en alexandrins et louée par Goethe, est avant tout un véritable trésor de la langue longtemps réputé intraduisible. Elle est donnée ici pour la première fois en français dans une traduction de Susanne Mayer et Roger Siffer.

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Extraits en alsacien de la pièce de Georges-Daniel Arnold