Archives mensuelles : octobre 2015

Pour en finir avec l’histoire d’Alsace / Georges Bischoff. – Ed. du Belvédère, 2015.

Dans cet essai l’historien Georges Bischoff s’attaque à un bon nombre d’idées reçues sur l’Alsace. Dans un contexte de débat identitaire relancé par la question de la réforme territoriale, cet universitaire sort de sa réserve et exprime sa consternation face à la pauvreté des arguments historiques brandis par ceux qui contestent le projet d’une grande Région.
Georges Bischoff se montre particulièrement incisif à l’égard des régionalistes et des autonomistes qui ne cessent de répéter que l’histoire de l’Alsace est censurée ou que l’histoire officielle de la région n’est pas « notre » histoire. L’historien montre surtout comment l’histoire régionale s’est trop souvent construite en désignant des ennemis lorsque quelque chose allait mal. C’était toujours soit la faute des allemands, soit celle des français.
Remontant très loin dans l’histoire de la région, son ouvrage qui démystifie nombre de lieux communs véhiculés par la pensée unique locale est un plaidoyer pour une vision ouverte et optimiste de l’Alsace, riche de son passé certes, mais aussi de ses voisins et de l’Europe toute entière.

Voir aussi sur le site des bibliothèques du Haut-Rhin

SACM Quelle belle histoire ! De la Fonderie à l’Université Mulhouse 1826-2007. – La Nuée bleue, 2007.

Cet ouvrage collectif retrace l’histoire de la Société alsacienne de constructions mécaniques. Cette grande entreprise mulhousienne fondée en 1826 par l’industriel André Koechlin a été durant près de deux siècles un des fleurons de l’industrie française. La production a cessé sur le site de Mulhouse au début des années 2000.
La grande Fonderie Marozeau, construite dans les années vingt, a échappé à la destruction et abrite aujourd’hui l’université de Mulhouse. Particulièrement riche et mouvementée, l’histoire de la SACM reste surtout celle d’une extraordinaire épopée humaine et technologique.

 
Jusqu’à l’annexion de l’Alsace à l’Allemagne en 1871, les locomotives produites à Mulhouse assurèrent à l’entreprise sa renommée internationale. Durant l’annexion et jusqu’en 1918, l’activité de l’entreprise s’orienta vers la construction de machines textiles. Au fil de nombreuses et souvent difficiles restructurations la SACM a, entre autres productions de haute technologie, su fabriquer des réacteurs nucléaires, des moteurs diesel, des télescripteurs, des armes.
Spécialistes d’histoire sociale économique et industrielles, les auteurs de ce livre très richement illustré sont engagés dans la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine industriel régional et notamment mulhousien.

Voir également sur le site des bibliothèques du Haut-Rhin.

Voir également l’article sur la SACM dans Wikipedia.